Traditions et folklore

RETROUVEZ LES AIRS DU FOLKLORE SAVOYARD : (les oiseaux de pelluaz)

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TRADITIONS ET FOLKLORE

Malgré la vie rude qu’elles imposaient, les Alpes ont toujours été très peuplées. Une civilisation rurale très élaborée, rythmée par les saisons, se retrouvait à travers toute la chaîne. Chaque vallée avait cependant son originalité, petit monde à part vivant en autarcie et ayant son propre patois, son costume, ses usages.

Aujourd’hui cette civilisation a tendance à disparaître avec la pénétration des voies de Communication au plus profond des massifs, le tourisme et l’apport d’un style de vie moderne.

LA VIE TRADITIONNELLE

L’été. Après les semailles du printemps, il fallait effectuer pendant la courte période du plein été tous les autres travaux des champs (récoltes, fenaison), sans négliger pour autant la surveillance des bêtes et la préparation du fromage. Les céréales occupaient les meilleures terres. Le froment, l’orge et le seigle représentaient le pain quotidien, ce pain noir fabriqué une fois l’an par l’ensemble de la communauté villageoise et dont les miches devaient durer toute l’année. Au 18ème s., à ces cultures s’est ajoutée la pomme de terre qui éloignait les craintes perpétuelles de disette.

La principale richesse était l’élevage. Les brèves saisons intermédiaires étaient consacrées aux déplacements de troupeaux entre l’étable et les alpages. La garde des bêtes sur ces alpages était organisée selon un système d’exploitation appelé «montagne ». Dans certaines régions il était privé et familial, un membre de chaque famille « montait » son troupeau et s’en occupait tout l’été, c’était la « petite montagne » ; dans d’autres régions, le régime collectif dominait, tous les troupeaux du village étaient confiés à un ou plusieurs bergers c’était la « grande montagne »,.

Avant de «monter», les paysans allaient acheter des bétes dans les foires à bestiaux des gros bourgs (le Grand-Bornand. Bourg.St-Maurice) qui avaient lieu en mai ou juin. Ils revenaient trois mois plus tard revendre les bêtes, engraissées, aux gens des plaines.

L’hiver. Dès les premières chutes de neige, les hameaux et les fermes devenaient des terriers isolée où hommes et bêtes vivaient sur leurs provisions emmagasinées pendant l’été : bois de chauffage, pain, pois, fèves, viandes séchées et fumées; charcuterie, fromages pour la nourriture, foin pour les animaux. Les uns restaient, occupés à filer, à réparer les outils, à confectionner quelques objets d'artisanat : vaisselle de bois des Bauges. réparatiens de montres dans le Faucigny. D’autres allaient offrir leurs bras dans les plaines. Il existait de véritables spécialisations régionales dans les migrations saisonnières: ramoneurs de Savoie, maçons de Samoéns, pelletiers de Tarentaise... Parmi les plus pittoresques. citons les «porte-balles», de l’Oisans qui allaient vendre les lunettes de Huez, la bimbeloterie de Villard, les paquets d’herbes vulnéraires groupées sous le nom de «thé des Alpes», et les marchands de plantes à fleurs de Venosc, qui transportaient dans leurs cartables des gravures coloriées représentant les échantillons de la flore alpine.

Aux migrations saisonnières se sont substituées les migrations définitives vers les villes. Aujourd’hui. ceux qui sont restés au pays trouvant pour la plupart à s’employer l’hiver dans les stations touristiques.

D'après le guide Michelin sur les Alpes du nord



Musée du petit village de"Quarante-Planes" sur la commune des AVANCHERS



Musée archéologique de Sollières Sardières

Voir aussi l'Ecomusée de la Combe de Savoie: http://perso.wanadoo.fr/lescoteauxdusalin


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